récit d'une mission au Congo

récit d'une mission au Congo

"anamorphosis"

par michael van overstraeten

l'épilogue

la genèsePosted by Michael 28 Jun, 2007 14:57:50

La décision est tombée.

Dans moins d'un mois, je partirai pour une mission de deux ans au service de la Fondation Damien en République Démocratique du Congo.

Je mesure l'ampleur du défi tant du point de vue professionnel que du point de vue personnel. Je sais que certains moments seront difficiles. Personne ne peut bien sûr affirmer avec certitude que je ne craquerai pas. Je reste néanmoins convaincu d’avoir les capacités d’assumer parfaitement ces deux aspects de ma future mission.

michael, 28 juin 2007

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le dénouement

la genèsePosted by Michael 26 Jun, 2007 16:21:02
Nous sommes mardi, il est 16h15.

J’avais téléphoné ce matin pour tenter d’avoir une indication et pour m’assurer au moins que j’aurais une réponse aujourd’hui. Il m’avait été demandé si j’étais toujours disponible et confirmé que j’aurais des nouvelles cette après-midi.

Il est 16h15 et je viens donc de recevoir un appel.

Cette journée aura sans doute été extrêmement tendue, difficile de me concentrer sur autre chose. Une attente interminable. Pas un jour, pas une heure, pas même une minute ne se sont écoulés depuis ma sollicitation sans que mon esprit ne vagabonde dans le sud. Je savais pourtant que mes chances étaient faibles.

Il est 16h30, et je n’ai pas de réponse. Un nouvel entretien est prévu ce jeudi matin afin de me confronter à certains points qui nécessitent visiblement d’être éclaircis. Je ferais bien de me préparer à une déception.

michael, 26 juin 2007, à 16h30.

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3 jours d'incertitude

la genèsePosted by Michael 24 Jun, 2007 16:19:07

Dans moins de trois jours je saurai si je suis sélectionné pour ma mission de 2 ans au service de la Fondation Damien à Kinshasa.

Peut-être le moment est-il opportun pour rappeler comment j'en suis arrivé là.

Ils ont grandi en moi depuis plusieurs années:
le désir de changer de vie, le besoin de me sentir utile, le sentiment de révolte vis-à-vis des inégalités nord-sud, l'envie d'immersion dans une autre culture, la soif de comprendre, le souhait transformer les paroles en actes, la nécessité d'agir, mais aussi une perte d'intérêt pour la consommation et le matériel, une aversion pour la culture de la réussite, un dégout pour notre indifférence, et un écœurement général.

Bref, voilà bientôt trois mois que, enfin, j'ai pris une décision qui dans mon esprit se devait d'être définitive et irréversible : la recherche d'un emploi dans le secteur de l'aide au développement, et la mise en œuvre de ce qui s'avérerait nécessaire pour atteindre cet objectif. J'entendais par là une prise de distance par rapport aux éléments matériels qui pourraient me freiner (en clair, par exemple la location ou vente de mon appartement), certains sacrifices (en clair l'annulation de mes voyages), et surtout un plan de formation sur un ou deux ans.

Dès ce moment, bien sûr, j'ai également commencé à solliciter dans le cadre d'offres d'emploi. Malheureusement pour moi, le niveau de connaissance et surtout d'expérience requis le plus souvent rendaient même la sollicitation impossible.

C'est donc par un incroyable concours de circonstances que je peux aujourd'hui croire que peut-être cette semaine, une réponse positive me sera donnée.

J'ai appris en effet que si malgré mon inexpérience et l'inadéquation de mon cv, je n'ai pas été écarté et eu la chance de me défendre lors d'un premier entretien, c'est grâce à ma lettre de motivation. Si ensuite d'autres candidats, convenant sans doute mieux, n'ont pas été retenus, c'est parce que l'ensemble des entretiens fut annulé après que mon futur employeur ait désigné une autre personne idéale pour ce poste. Mon improbable chance a été que cette personne se soit désistée au dernier moment pour des raisons pratiques et que, les autres entretiens aillant été annulés, je devienne de fait le seul candidat restant qui puisse convenir...

Quand je pense que je m'en voulais d'avoir accepté un entretien immédiat, me disant qu'il était peut-être préférable de passer parmi les derniers afin de laisser une impression fraiche, je mesure encore mieux ma chance.

Je dois reconnaître qu'après avoir passé les derniers tests dans un bureau de sélection ce vendredi, quand j'ai appris la situation et que j'étais le seul à passer ces tests, mes sentiments sont devenus doubles. D'une part, la joie de voir les probabilités d'être retenu augmenter fortement; mais d'autre part aussi, le sentiment un peu amer d'avoir été choisi par défaut.

Depuis, j'ai néanmoins continué à réfléchir à ce que serait mon action à Kinshasa, et je suis persuadé d'être en mesure d'assumer totalement cette fonction. Je suis donc conscient que c'est par un concours de circonstance que peut-être je réaliserai mon rêve, mais je l'assume aujourd'hui sans me poser de question et ne peux que remercier le destin, si celui-ci existe.

michael, 24 juin 2007

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